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La réaction pertinente du Guardian à la fin de la vérification des faits sur les plateformes Meta


11/01/2025

Comment le virage à droite de Mark Zuckerberg pourrait remodeler le monde

Katharine Viner, rédactrice en chef du Guardian

Donald Trump sera investi dans un peu plus d'une semaine, et le monde entier se rallie à lui. C'est notamment le cas du secteur technologique, et cela pourrait avoir des conséquences importantes pour nous tous.


L'un des exemples les plus flagrants de ce phénomène est l'annonce surprenante faite mardi par Mark Zuckerberg, de Meta, concernant la suppression des vérificateurs de faits, la réduction drastique de la censure et la mise en avant de contenus politiques sur ses plateformes, dont Facebook, Instagram et Threads. Frances Haugen, lanceuse d'alerte chez Facebook, a déclaré à nos journalistes spécialisés Dan Milmo et Robert Booth que cette annonce prouvait que Meta avait clairement « compris le message de Trump ».


Les plateformes de Meta sont utilisées quotidiennement par environ 3,3 milliards de personnes dans le monde et, pour beaucoup, notamment dans les pays du Sud, Facebook est synonyme d'internet. Comme l'a souligné Chris Stokel-Walker, journaliste spécialisé dans les technologies, dans une tribune percutante : « Là où va Meta, le monde – en ligne et hors ligne – suit. Et Meta vient de prendre un virage à droite radical. » La journaliste Maria Ressa, lauréate du prix Nobel de la paix, a déclaré que cela « laisserait les mensonges, la colère, la peur et la haine contaminer chaque utilisateur de la plateforme » et conduirait à un « monde sans faits ».


Avant même la publication de la vidéo de Zuckerberg, Blake Montgomery, dans notre newsletter TechScape, avait déjà anticipé avec clairvoyance la nouvelle ère politique qui s'annonçait chez Meta, suite à la nomination de Joel Kaplan, ancien conseiller de Bush, en remplacement de Nick Clegg, ancien vice-Premier ministre britannique, à la tête de la politique de l'entreprise. Après cette annonce, Blake a exposé la stratégie de Zuckerberg, à savoir qu'il se contente de suivre le courant politique actuel pour s'attirer les faveurs de Trump.


Dans notre rubrique Opinions, le professeur de médias Siva Vaidhyanathan a écrit que le « ralliement de Zuckerberg à Maga » ne résultait pas de la peur ou du respect de Trump, mais de « sa conviction de longue date et inébranlable que ses entreprises sont la solution, et non la cause, de nos maux mondiaux », tandis qu'Arwa Mahdawi a été directe dans son analyse : « Nous vivons bel et bien à l'ère de l'oligarchie. »

 
 
 

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